Stellantis : chute de 55 % en 8 mois — Faut-il investir ou fuir ?

Dans le sillage de la démission de Carlos Tavares, Stellantis a continué de chuter en bourse, comme elle le fait depuis le mois de mars. La situation est-elle vraiment critique, ou s'agit-il d'une opportunité d'investissement ? Apportons des éléments de réponse.
Stellantis bourse

Stellantis continue de chuter en bourse

Alors que la démission de Carlos Tavares de son poste de PDG de Stellantis a surpris tout le monde, le groupe automobile a chuté fortement en bourse lundi. Dans ce contexte, vous vous demandez s’il convient d’acheter des actions Stellantis, ou si au contraire, il vaut mieux rester à l’écart.

Premièrement, soulignons que depuis le mois de mars, le titre a perdu plus de 55 % en bourse, ce qui n’est pas sans rappeler l’adage boursier selon lequel il peut être dangereux de saisir le couteau qui tombe :

Cours de Stellantis depuis mars dernier

Cours de Stellantis en données hebdomadaires

 

À titre de comparaison avec d’autres constructeurs automobiles concurrents, Renault a perdu 15 % durant la même période et 35 % pour Volkswagen. À l’inverse, Tesla a progressé de 100 % sur la même période.

Pour les raisons de la baisse, nous pouvons citer des éléments propres à Stellantis, avec notamment des relations de plus en plus tendues entre le conseil d’administration et Carlos Tavares et des résultats qui ont déçu lors des derniers trimestres. Après une année 2023 pleine de records, le 3e trimestre a par exemple été marqué par une baisse de 27 % du chiffre d’affaires en comparaison de l’année précédente.

Côté technologie, le groupe a aussi souffert de la réputation de son moteur 1L2 Puretech, dont l’usure prématurée de la courroie de distribution touche par exemple certains modèles des marques Peugeot, Citroën ou bien Opel.

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Une faiblesse généralisée du secteur automobile ?

Si les difficultés de Stellantis semblent plus marquées que chez d’autres constructeurs automobiles, la tendance est toutefois plutôt générale. Depuis la crise du Covid, les ménages ont plus de difficultés à emprunter, ce qui se répercute naturellement sur les ventes de véhicule neuf.

En outre, nous observons une tendance chez les constructeurs historiques à délaisser les modèles d’entrée de gamme, au profit de véhicules plus chers, les privant de ce fait de certaines parts de marché. Cette faiblesse peut notamment être concurrencée par des marques de groupes automobiles chinois comme BYD ou MG.

Cependant, nous pouvons souligner que depuis septembre, sur ce secteur, les clients européens peuvent commander les nouveaux modèles de la marque chinoise Leapmotor, ces véhicules étant issus d’une coentreprise détenue à 51 % par Stellantis.

Par ailleurs, malgré des résultats en dessous des attentes, rappelons qu’avec environ 91 milliards de dollars de chiffres d’affaires sur les 6 premiers mois de 2024, Stellantis réalise près du double de ventes que Tesla sur la même période. Pourtant, le constructeur américain est valorisé à une capitalisation boursière 33 fois supérieure à Stellantis.

Ainsi, la faiblesse actuelle de l’action pourrait tout aussi bien n’être que passagère, avec des prix potentiellement propices aux bonnes affaires. Quoi qu’il en soit, il conviendra de rester prudent en ne risquant pas plus que ce que vous êtes prêts à perdre.

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Source : TradingView

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